Par Modem Riom
A l’heure où nous allons célébrer la Fête Nationale de notre République et sa devise, il apparait salutaire de dénoncer les pratiques d’Ancien Régime, d’autant plus lorsqu’elles touchent directement notre ville.
Nous allons donc avoir ce 14 juillet 2009 une pensée particulière pour Marc Robert, ex-Procureur Général de Riom, viré et placardisé par le pouvoir politique pour avoir trop défendu l’indépendance de la justice et s’être opposé aux mesures Dati aux conséquences sanglantes pour Riom.
Il est utile de se rappeler que la Révolution Française s’est faite autour de quelques grands principes : abolition des privilèges, lutte contre l’absolutisme, séparation des pouvoirs,… Et de constater qu’aujourd’hui les Bastilles ne sont pas toutes tombées et parfois même qu’elles se reconstruisent.
En fait, que reproche-t-on à Marc Robert ? Avoir été nommé sous Jospin ? S’être opposé à la carte judiciaire version Dati ? Avoir émis des doutes sur la réforme du juge d’instruction ? Probablement un peu tout ça à la fois.
Certes, en ces temps où chacun pense à son emploi et à comment garnir son portefeuille à la rentrée, les préoccupations de nos concitoyens sont à mille lieues du sort confortable d’un haut magistrat. Mais quelle justice pourra-t-on rendre demain « au nom du peuple français » si un Procureur, quelles que soient ses opinions, ne peut plus émettre de doutes publics sans risquer le limogeage ou la mutation sanction ?
« Quand le pouvoir absolu se trompe, il se trompe absolument » : cette formule d’un homme politique visionnaire nous avertissait. Nous soutenons Marc Robert dans son combat pour l’Etat de Droit. Car en défendant son indépendance, il défend notre démocratie.
Nous ne pouvons pas sacrifier l’essentiel : la Liberté, l’Egalité, la Fraternité et… la Justice. Derrière chaque jour férié, il n’y a pas qu’un jour de congé.
Thierry Roux

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